Reconstitution de la route de la liberté " Red Ball Express " par
l'Univem Paris-IDF :
7 4. Plateau Militaire : - Reconstitution de la route de la liberté « Red Ball Express » par l’Univem Paris-IDF Lors de la seconde guerre mondiale, le réseau ferroviaire français ayant été détruit par les bombardements, les alliés mirent au point un système de convoyage routier (appelé « Red Ball Express » issu du vocabulaire ferroviaire américain) afin d’acheminer des vivres, des munitions et du carburant. Du 25 août 1944 au 16 novembre 1944, de jour comme de nuit, le trafic sur ce réseau routier était ininterrompu, permettant quotidiennement aux 5 958 véhicules de transporter 12 500 tonnes de marchandises. Ce réseau partait de Saint-Lô et gagnait Chartres via Domfront et Alençon. Une fois les véhicules déchargés à Chartres, les poids-lourd remontaient à vide sur Saint-Lô via Nogent le Rotrou, Mayenne et Mortain. Afin de fluidifier le trafic, de limiter les accidents et les attaques aériennes, une réglementation spéciale fut instaurée : une circulation interdite aux véhicules civils, des convois de 5 camions minimum, espacés de 60 mètres et encadrés par des jeeps, l’interdiction de doubler et une vitesse limitée à 40 km/h. D’autre part la voie montante, comme la voie descendante, étaient à sens unique. Le 10 septembre 1944, l’avance des troupes alliées étant suffisante, le « Red Ball Express » est prolongé pour effectuer le ravitaillement des 1ères et 3èmes armées. Les camions passant alors par Argentan et Dreux arrivaient à Versailles où ils étaient dirigés soit vers Soissons pour la 1re armée soit vers l’Est pour assister la 3ème armée de Patton. Au cours de la guerre, d’autres réseaux routiers furent créés: « White Ball Express » reliant le Havre à Paris, « Diamond Express » ou encore A.B.C. qui reliait Anvers, Bruxelles et Charleroi. Les principaux problèmes rencontrés sur ces autoroutes improvisées étaient les pannes, l'épuisement des conducteurs et l'usure du matériel. Notons enfin qu’une grande majorité des chauffeurs du « Red Ball Express » était des soldats afro-américains. En effet, à cause de la ségrégation raciale, ces derniers exerçaient rarement dans les unités combattantes et étaient incorporés dans celles de support.
Manoeuvre du char Hotchkiss H-39 apporté par le musée
de Saumur
Le Hotchkiss H 39 est dérivé du H 35 et équipé d'un moteur plus puissant (120 CV au lieu de 75). Sa tourelle APX R, fabriquée en acier spécial (de 40 mm d'épaisseur sur les parois verticales et de 25 mm sur le toit), a été étudiée par l'Atelier de Puteaux. Elle était surmontée par un tourelleau monté sur roulement à billes, la partie supérieure pouvait se soulever pour l'aération. Son système optique disposait d’une lunette de visée et permettait au chef de char de voir à l'extérieur de cette coupole en se tenant debout. Trois diascopes binoculaires sont positionnés à gauche du masque portant le canon et la mitrailleuse ainsi que sur chaque face latérale. Ils seront rapidement remplacés par des fentes de vision PPL horizontales. Sa tourelle, qui pesait 1 350 kg, armes comprises, était montée sur un chemin de roulement de 875 mm de diamètre intérieur et était actionnée manuellement. L'armement se composait d'un canon de 37 mm SA 18 M 37 court pesant 87 kg avec à sa droite une mitrailleuse de 7,5 mm modèle 31 avec chargeur à droite. Une partie des H 39 fut d'ailleurs dotée d'un armement différent, puisque tout en conservant la tourelle APX R, le canon de 37 mm SA 18 « court » fut remplacé par un canon de même calibre SA 38 « long ». A la fin de la guerre, l'armée française continua à se servir du H 39 au sein des forces d'occupation en Allemagne. Jusqu’en 1950, sa carrière se poursuivit en France dans la gendarmerie, et de nombreuses tourelles furent envoyées en Indochine pour y être installées sur des blockhaus.